Viol d’une fille de 11 ans qualifié en atteinte sexuelle : c’est « dédouaner les violeurs d’enfants »

Dans le Val d’Oise, un homme de 28 ans devait être jugé fin septembre pour « atteinte sexuelle » sur une mineure de 11 ans. Le parquet n’a pas retenu le qualificatif de viol, estimant que la fillette était consentante, alors qu’une plainte pour viol avait bien été déposée. Pour Florence-Lina Humbert, c’est ignorer la stratégie des pédophiles, et leur pratique du « grooming » qui consiste à instaurer un climat de confiance avec l’enfant afin de s’assurer de sa passivité. Elle dénonce une conception du consentement en matière sexuel qui « fait honte à la France » et dédouane les pédocriminels.

« L’enfant ne s’est pas défendue ». L’argument retenu dans l’affaire jugée à Pontoise concernant une fille de 11 ans violée à plusieurs reprises par un homme de 28 ans qu’elle avait déjà rencontré deux fois dans un parc public est un véritable blanc seing pour les pédophiles : ils pratiquent très fréquemment le grooming, cet ensemble de pratiques bien connues des psychologues, consistant à préparer l’acceptation ou du moins la passivité de l’enfant par l’instauration d’un climat de confiance, ou par une communauté d’intérêts.

C’est exactement ce qu’a fait ce violeur et il a réussi. Que tous les pédocriminels du pays se le tiennent pour dit : ici on peut grâce au grooming, à la mise en confiance de l’enfant se servir d’elle sexuellement sans risquer plus qu’une petite peine de prison avec en général du sursis. Ce n’est pas un viol. L’enfant ne s’est pas défendue. Pour qu’il y ait viol, il aurait fallu qu’elle crie, qu’elle se débatte. Or elle ne s’est pas débattue, elle n’a pas senti le danger. Le grooming avait trop bien marché. Bravo le violeur.

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