Des généraux en retraite accusent l’Etat de vouloir les faire taire

Dans une tribune publiée sur Boulevard Voltaire, onze généraux de 2e section alertent sur le droit de l’expression des militaires menacé par l’exécutif.

Après la démission du chef d’état-major des armées (CEMA), le général Pierre de Villiers et la polémique qui s’en est suivie, les militaires ne sont pas prêts à se taire. Dans une tribune publiée sur Boulevard Voltaire, onze généraux de 2e section fustigent l’exécutif et déclarent que leur liberté d’expression est remise en cause. Pour eux, le cas du général Pierre de Villiers « a mis en évidence le fossé qui s’est progressivement installé entre le politique et le militaire » et a surtout « révélé et confirmé avec force la menace qui pèse dorénavant sur l’expression des militaires ». Pourtant l’ancien chef d’état-major des armées n’était pas le premier à se faire traiter de la sorte par les autorités. En effet, les auteurs de la missive citent d’autres exemples.

Des généraux mutés, sanctionnés et arrêtés

La « mutation dans un placard » du numéro trois de la gendarmerie, le général Bertrand Soubelet, après son audition en 2014 par la commission de l’Assemblée nationale. Il avait alors déclaré « que la politique pénale était en décalage avec les infractions relevées et il soulignait, en conséquence, les difficultés rencontrées au quotidien par les unités de la gendarmerie dans la lutte contre la délinquance ».

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