Comment « le système » impose la « vérité »

Un nouveau paradigme de la « liberté de la presse » a pris possession du monde occidental, imposant le récit officiel de l’establishment comme la « vérité », et écartant les analyses contradictoires en les qualifiant de « fake news », ce qui rompt avec le « marché des idées » du siècle des Lumières, affirme Gilbert Doctorow.

Au cours du dernier quart de siècle ou plus, la politique étrangère occidentale a affirmé être guidée par la promotion des « valeurs démocratiques », parmi lesquelles aucune ne brille plus intensément que la liberté de parole et la liberté de la presse liée à cette dernière. Les institutions de l’Union Européenne ont été promptes à dénoncer les régimes autoritaires de l’Europe élargie, pour l’arrestation ou le meurtre de journalistes, et pour la fermeture de médias, une ligne rouge que quelques gouvernements ont franchie.

L’année dernière, la Turquie de Recep Tayyip Erdogan était en haut de la liste de Bruxelles pour ce type d’infraction, spécialement après la répression qui a suivi la tentative de coup d’État l’été dernier. Les supposés gardiens européens d’une presse libre ont également placé la Russie de Vladimir Poutine sur la liste des pays où le journalisme est réputé être sévèrement contrôlé.

Cependant, contrastant avec la posture moraliste de l’Europe, on trouve des exemples troublants de la manière dont l’Union Européenne elle-même traite les journalistes qui remettent en cause la pensée majoritaire. L’Union Européenne trouve ses propres excuses pour étouffer la dissidence au travers de manœuvres bureaucratiques sans avoir à faire couler la moindre goutte de sang.

Par exemple, en avril 2016, j’ai décrit comment la diffusion d’un documentaire remettant en cause le récit officiel des circonstances de la mort du critique du Kremlin Sergei Magnitsky en 2009 avait été bloquée au parlement Européen à Bruxelles, en Belgique.

Le blocage de dernière minute du documentaire, « Les dessous de l’affaire Magnitsky », a été conçu par des avocats pour William Browder, l’influent président du fond d’investissement Hermitage Capital, et associé de Magnitsky.

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