unnamed

Et un p’tit coup d’État d’urgence re-re-re-re-renouvelé, un !

Commentaire : Dans son bouquin « Révolution » (on ne rit pas), Macron appelait à une sortie de l’état d’urgence « dès que cela sera possible », précisant que « sa prolongation sans fin, chacun le sait, pose plus de questions qu’elle ne résout de problèmes ». Et d’ajouter : « Nous ne pouvons pas vivre en permanence dans un régime d’exception. Il faut donc revenir au droit commun […] et agir avec les bons instruments. Nous avons tout l’appareil législatif permettant de répondre, dans la durée, à la situation qui est la nôtre. » Il a raison le Macron avec son « dès que cela sera possible » : ça ne l’est pas, possible, puisque la classe politique et les marionnettistes qui sont derrière n’en n’ont pas envie. Avec l' »attentat » de Manchester, nous aurons donc encore plus de contrôle, de psychose, de lois répressives, de matraquage médiatique abrutissant et d’Etat d’urgence urgemment urgent. Ah oui, et beaucoup moins de liberté. Et toujours pas plus de sécurité, puisque les attentats continuent à se dérouler avec une rigueur toute planifiée métronomique.

L’Etat d’urgence et ce qu’il signifie :

État d’urgence re-re-re-renouvelé : élections présidentielles et population sous contrôle
État d’urgence : une compulsion maladive de répétition
Etat d’urgence : bilan pitoyable, mensonges avérés
État d’urgence : rien à cacher mais quand même suspect…
État d’urgence : du cauchemar à la réalité

Hier, le gouvernement Macron s’est saisi de l’attentat du 22 mai à Manchester pour annoncer la prolongation de l’état d’urgence, instauré suite aux attentats à Paris du 13 novembre 2015, jusqu’au 1er novembre. L’annonce fut faite par le premier ministre Edouard Philippe au terme d’un Conseil de Défense tenu à l’Elysée. L’état d’urgence devait cesser le 15 juillet. Le nouveau gouvernement cherchait depuis son investiture le 17 mai un moyen de prolonger l’état d’urgence. Une telle mesure avait déjà été discutée durant la campagne présidentielle, notamment après l’attaque qui tua un policier sur les Champs Élysées, trois jours avant le premier tour :

« Nous sommes en état d’urgence et il ne sera pas levé avant longtemps », avait alors dit François Fillon, ce que l’actuel président n’avait pas contredit. Fillon devait dès le 23 avril appeler à voter Macron. « Cette prorogation sera limitée au temps nécessaire à l’examen d’un projet de loi qui inscrira dans le droit commun les dernières mesures de renforcement de l’arsenal existant », a déclaré Philippe mercredi. En clair, on remplacera l’état d’urgence et sa suspension de droits démocratiques fondamentaux par des mesures permanentes de même ordre, mais inscrites dans la constitution ou le droit commun, pour s’en servir au quotidien et en permanence.

Le gouvernement a aussi annoncé la création d’une « task force » directement rattachée à la présidence, que Macron avait présenté régulièrement dans la campagne électorale comme une de ses mesures phares de « sécurité ». C’est une sorte d’Etat major permanent au sein de l’exécutif, dont les pouvoirs n’ont pas été spécifiés, composé entre autre de quelques dizaines de membres du renseignement, de la police et de l’armée et dont une des tâches avouées sera de « coordonner les services de sécurité et de renseignement ».

Powered by WPeMatico