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Ce stress qui nous détruit

Commentaire: Une multitude d’études scientifiques démontrent les effets dévastateurs de ce que l’on appelle le stress : destruction du cerveau, affaiblissement du système immunitaire, altération des gènes et des fonctions cognitives, avec toutes les maladies qui en découlent. Pourtant, ici, le mal n’est pas une bactérie ou un virus que l’on peut observer au microscope, et c’est ce qui est tout fait étonnant : le stress est une réponse de l’organisme qui « dépend toujours de la perception qu’a l’individu des pressions qu’il ressent ». Autrement dit, l’interprétation et l’importance que nous choisissons de donner à des stimuli extérieurs déterminent leur bénignité ou leur nocivité. Pour peu que l’on reste dans le domaine circonscrit à la notion de « pression sociale ordinaire », bien entendu. On ne parle pas ici de guerre ou de torture. C’est alors une très bonne nouvelle puisque l’on peut donc choisir, en toute conscience, volontairement, d’adopter une attitude réflexive plutôt que réactive, ce qui permet de relativiser la nature et l’intensité d’un problème qui se pose à nous. Adopter un mode de pensée qui court-circuitera toute réactivité ordinaire, celle, malavisée et irréfléchie, dont nous faisons preuve quand survient une difficulté, une épreuve, un impondérable. En outre, il existe des pratiques très efficaces qui permettent de « recevoir  » différemment ce que nous considérons être des agressions extérieures : exercices de respiration, de relaxation, de méditation, pratique sportive, alimentation appropriée, sommeil de qualité.

On pourra aussi en déduire que si la pensée qui nous anime nous rend malade et peut nous faire mourir, à l’inverse, et sans aucun doute dans les mêmes proportions, il existe des pensées et des attitudes qui guérissent, qui soignent, qui améliorent.

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Le stress commence souvent dans la tête par une inquiétude ou une peur, mais ces sentiments d’anxiété, et peut-être même de panique, n’en restent pas là. Lorsque vous vous sentez stressé, votre corps augmente sa production de cortisol, d’adrénaline et de norépinephrine, les hormones du stress. Cela enclenche à son tour la réponse au stress et, tout comme une boule de neige qui dévale une montagne, elle gagne en puissance et en vitesse jusqu’à ce que vous soyez à point pour la fameuse attaque.

L’adrénaline, par exemple, augmente votre rythme cardiaque, votre cœur bat donc plus vite, et votre tension artérielle finit par augmenter. Le cortisol peut interférer avec le fonctionnement des parois internes de vos vaisseaux sanguins, provoquant la formation de plaques d’athérome dans vos artères, et augmentant votre risque de maladie cardiaque et d’AVC. Entre temps, votre cerveau communique avec vos intestins, les informant du fait que vous êtes stressé, et vos intestins réagissent à leur tour, modifiant le cours de leur activité normale afin que votre corps puisse rassembler ses forces pour lutter contre ce stresseur imminent (qu’il s’agisse ou non d’un véritable stresseur imminent).

Cette réponse au stress peut être assez bénéfique si vous avez besoin d’échapper à un prédateur, ou de réviser un examen à la dernière minute. Par contre, les choses se compliquent lorsque vous vous sentez stressé en permanence, ou presque. Bien qu’une réponse occasionnelle au stress soit normale et même saine, un stress constant ne l’est pas. Au contraire, c’est la recette pour déclencher des maladies, des infections aiguës aux maladies chroniques.

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