Les vrais patrons de la France soumettent à Macron son ordre de marche

Les Français pensaient faire «barrage au fascisme», mais il semble qu’ils aient voté pour que les détenteurs de la dette française – fonds d’investissements, banques françaises mais aussi étrangères – soient assurés d’être payés rubis sur l’ongle.

Le sujet a soigneusement été évité pendant l’entre-deux-tours, mais il n’a pas fallu 24 heures après l’élection d’Emmanuel Macron pour que les dirigeants européens, plutôt silencieux sur le sujet jusque-là, ne se fassent entendre et rappellent les contribuables français à leurs obligations contractuelles. Non élu, mais désigné collégialement par les chefs d’Etat et de gouvernement, le commissaire européen à l’Economie, Pierre Moscovici, a rappelé à Emmanuel Macron que la France était sous le coup d’une procédure pour déficit excessif (PDE) et devait ramener durablement le déficit budgétaire sous la barre des 3% du produit intérieur brut (PIB).

Il a ensuite ajouté que la France n’avait qu’un effort «très minime» à faire pour se maintenir sous la barre de 3% en 2018. Le commissaire européen et ex-ministre des Finances français socialiste s’est par ailleurs dit confiant qu’Emmanuel Macron tiendrait «ses engagements de campagne» et respecterait les critères européens.

La veille, c’est Jean-Claude Juncker qui s’en faisait l’écho, déclarant : «Les Français dépensent trop». Comprendre, il faut s’assurer que les intérêts de la dette – à défaut du principal, qui ne cesse de croître depuis les années 1970 – seront bien payés à échéance.

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