FLASHBACK: Pourquoi les gens les plus incompétents se croient meilleurs que les autres

Le 21 novembre, alors que les vétérans de la droite française terminaient un nouveau tour de poker menteur entre anciens Premiers ministres, Le Monde ressortait des cartons une mémorable étude de psychologie sur l’auto-évaluation des compétences, parue à la fin du millénaire, que résumait le titre de l’article : « pourquoi les incompétents se croient si doués. »

A l’heure où Trump, de l’autre coté de l’océan, distille les noms de sa future équipe gouvernementale, l’occasion de faire le lien était également trop belle pour la presse américaine. Tout sauf une première. Depuis sa publication en 1999 dans le Journal of Personality and Social Psychology, l’étude du psychologue américain David Dunning et de son étudiant de l’université Cornell Justin Kruger va et vient inlassablement dans les couloirs de l’information médiatique, régulièrement oubliée puis redécouverte à la faveur d’un événement d’actualité où l’incompétence saute particulièrement aux yeux – toute ressemblance avec un récent rendez-vous politique ne serait évidemment que fortuite.

En une quinzaine d’années, le désormais culte « effet Dunning-Kruger » a gagné sa place au Hall of Fame de la psychologie, quelque part entre l’expérience de Milgram et la loi de Murphy. C’est que derrière son titre un peu rasoir – « Unskilled and Unaware of It: How Difficulties in Recognizing One’s Own Incompetence Lead to Inflated Self-Assessments » -, l’article présente, avec une subtile pointe d’humour, des résultats incontestables : oui, les plus incompétents sont généralement ceux qui ont la plus haute opinion de leurs capacités.

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