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La charge d’un groupe de hauts fonctionnaires contre le programme d’Emmanuel Macron

LE SCAN ÉCO – Le Cercle Necker a passé au crible le programme économique du candidat d’En Marche. Pour ce groupe de hauts fonctionnaires, le compte n’y est pas.

Un timide compromis entre la gauche et la droite. C’est le constat établi par un groupe de hauts fonctionnaires sur le programme économique d’Emmanuel Macron. Réunis sous la bannière du Cercle Necker, ces spécialistes de la politique économique vilipendent une «macronomie» qu’ils ne jugent ni sociale, ni libérale. En voulant satisfaire la droite de la gauche et la gauche de la droite, Emmanuel Macron livrerait un programme fort peu ambitieux qui risque de n’être qu’une continuation du hollandisme, poursuivent-ils.

Le Cercle Necker va plus loin. «Le programme d’Emmanuel Macron, c’est la France maintenue dans son déficit et le creusement de son stock de dette. Le candidat du compromis soi-disant social-libéral fait, comme ses prédécesseurs, le pari du temps. Il espère naïvement que les marchés lui laisseront éternellement du répit. Le courage politique attendra. Tout comme le retour de la France à la prospérité et au progrès social». Leurs arguments dans le détail.

● Programme économique: «Derrière une présentation avantageuse, aucun changement d’orientation»

Pour soutenir l’économie, Emmanuel Macron souhaite baisser le niveau des prélèvements obligatoires. «Nous baisserons les taxes, les cotisations et les impôts à hauteur de 20 milliards d’euros par an à la fin du quinquennat», déclare le leader d’En Marche.

Pour le cercle Necker, «ce programme repose sur un profond malentendu» masqué «derrière une présentation habile et avantageuse» car, sur le fond, «il ne laisse espérer aucun changement d’orientation» par rapport au quinquennat en cours. Emmanuel Macron risquerait «d’entretenir la France dans sa dépendance à la dépense publique et au maintien des rentes». Et de conclure: «Il ne peut satisfaire ni les électeurs de sensibilité libérale, ni ceux qui ont à cœur la justice sociale».

● Fiscalité des entreprises: «Une baisse à dose homéopathique»

Emmanuel Macron souhaite que l’impôt sur les sociétés passe de 33,3% à 25% pour rejoindre la moyenne européenne. Le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) serait transformé en allègement pérenne de cotisations pour les entreprises. Un effort supplémentaire sera fait pour supprimer toute charge patronale au niveau du salaire minimum.

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